30/09/2013

Un site internet tout neuf pour Le vent se lève !

"Le vent se lève !" a créé un site internet pour vous accueillir, présenter sa ligne éditoriale et ses publications, échanger avec vous et vous permettre de commander ses ouvrages en ligne.

Rendez-vous sur  http://www.editionsleventseleve.com


A tout de suite !

19/06/2013

Le vent se lève au Brésil !

Le vent se lève au Brésil !
Magistrale leçon de manifestation à Rio de Janeiro, la nuit du 17 juin  : prenons-en de la graine, les Brésiliens nous ouvrent la voie ! Justice sociale pour tous les citoyens de la sixième puissance économique mondiale, qu'ils vivent dans les favelas de Rio de Janeiro ou dans les immeubles cossus de Copacabana ....Et partage des richesses entre tous les citoyens du monde.

Manifestation du 17 juin : le peuple brésilien se lève dans la nuit de Rio


Coupe du monde : 33 milliards de dollars
JO : 26 milliards de dollars
Corruption : 50 milliards de dollars
Salaire minimum : 678 réais brésilien ( = 235€)
ET TU CROIS ENCORE QUE C’EST SEULEMENT POUR 20 CENTIMES*?
* d'augmentation du prix du ticket de bus

L’Autobus, Eugenia Almeida

Aline Sirba, notre chroniqueuse littéraire, nous propose aujourd'hui sa trentième et dernière chronique, du moins pour celles postées sur ce blog. Car Aline poursuivra peut-être cet exercice difficile qu'est la critique de livres et pour lequel elle nous a montré tous ses talents.
Le livre proposé par Aline résonne singulièrement dans l'actualité brûlante de la contestation qui gronde au Brésil ces jours-ci : l'action se passe en Argentine. Ce roman est signé par un jeune et talentueux écrivain, Eugenia Almeida,  qui sera présente à Toulouse la semaine prochaine pour le Marathon des mots. "Elle y raconte avec force et maîtrise la prise du pouvoir en Argentine par les militaires qui y ont instauré une dictature de 1976 à 1983. Avec une économie de moyens et une plume incisive, ce roman met en garde contre la montée des régimes tyranniques."

Prochain arrêt : l’oppression.

               L’Autobus, Eugenia Almeida (Métailié, 2007, Métailié Suites 2012)

             Les dictatures militaires du XXème siècle ont marqué la vie et la mémoire des écrivains d’Amérique du Sud qui s’attachent aujourd’hui à témoigner de ces heures sombres. Parmi les nombreuses voix s’élève celle d’Eugenia Almeida, née en 1972 en Argentine. L’Autobus est son premier roman ; il a reçu en 2005 le prix espagnol Las Dos Orillas et a été traduit dans plusieurs langues. L’intrigue qui va droit au cœur de sa cible est la suivante : en 1977, dans un petit village perdu de la province de Cordoba, en Argentine, l’autobus habituel qui relie les bourgades à la grande ville passe sans marquer l’arrêt…
Vous pouvez lire la suite de cette chronique sur la page "La plume au vent" de ce blog. 

13/06/2013

Cette nuit-là, Gila Lustiger

Aline Sirba, notre chroniqueuse littéraire, nous propose aujourd'hui un roman subtil et intimiste, nourri des échanges entre deux sœurs au lendemain de la mort de leur oncle et dont la toile de fond est la seconde guerre mondiale en Allemagne. Pour Aline, l' angle de vue choisi par Gila Lustiger pour évoquer cette guerre est nouveau et il s'agit là "d'une très bonne surprise venue de ce pays, toujours divisé, mais qui rejoint les contradictions de nos sociétés modernes occidentales".
 
Confidences pour confidences.

                              Cette nuit-là, Gila Lustiger (Stock, 2013)

          La génération d’écrivains allemands nés après la guerre, dont Gila Lustiger fait partie, commence à s’affranchir de son lourd passé historique et de la culpabilité collective. Les questionnements n’en sont pas pour autant oubliés mais coexistent désormais avec des thèmes contemporains et plus individualistes. Gila Lustiger est née en Allemagne en 1963, elle est déjà l’auteur de plusieurs romans ; le dernier, Cette nuit-là, nous fait entrer dans l’intimité d’une famille à un moment particulièrement douloureux.
Vous pouvez lire la suite de cette chronique sur la page "La plume au vent" de ce blog.

 

05/06/2013

Extrait de la conversation entre Lydie Soria, psychosociologue du travail
et Dominique Liot, un des Robins des bois de l'énergie :

 
Une remise de courant , sous l'oeil des caméras. Dessin Serge Campistron










Lydie Soria : Et concrètement, comment s'est passée la remise du courant à cette famille de Rmistes ?
Dominique Liot : Concrètement, le groupe des Robins des bois a préparé l’installation pour la remettre en état puis a remis les fusibles devant les médias, mais le visage caché sous le casque. Enfin j’ai remis publiquement l’attestation du syndicat au couple. C’était signifier que notre grève revendiquait la défense du service public ; c’était un moyen
aussi d’expliquer que la grève, ce n’était pas pour nos salaires, mais pour dire qu’il y a des choses qui sont inacceptables. Les gens qui, aujourd’hui, sont dans la galère, c’est le rôle du service public de les secourir.

Mais ce n’est plus vraiment la conception du service public aujourd’hui !
Et pourtant, c’est ce qui a été décidé par la loi de nationalisation en 1946[1] : le but d’EDF-GDF était de distribuer l’énergie au moindre coût à toute la population et aux entreprises pour reconstruire le pays ; et il était naturellement induit que, pour les gens qui étaient le plus dans la galère, il fallait trouver un moyen pour pérenniser l’accès à l’électricité et au gaz, chauffage, eau chaude et lumière étant considérés comme des besoins essentiels.

Et tous ces principes acquis au moment de la Libération sont remis en cause…
Oui, ça fait des lustres et des lustres que c’est remis en cause, c’est la financiarisation dans toute sa splendeur. C'est-à-dire qu’on nous explique que le seul moyen de récupérer de l’argent pour EDF, eh bien c’est de couper, parce que si on ne coupe pas, les gens ne vont pas payer ! Donc il faut qu’il y ait de l’argent qui rentre, c’est la logique de financiarisation en long, en large et en travers. EDF fait de grands discours sur la « bonne gestion » des comptes. Mais de manière concrète, la réalité est très dure, car  ce principe est appliqué aux familles qui sont les plus démunies. Et nous, et moi notamment, on dit à ces familles : « Commencez par donner à manger à vos enfants et vous nourrir vous-mêmes, avant de payer vos factures, que ce soit de gaz, d’électricité ou d’eau. » Et ça on le dit publiquement, en tant que Robins des bois, sans le moindre problème. Et cela m’indigne qu’au XXIe siècle des gens qui n’ont pas un radis doivent choisir entre manger et se chauffer ou se laver à l’eau chaude

[1]  Le 8 avril 1946, la loi de nationalisation des 1 450 entreprises françaises de production, transport et distribution d’électricité et de gaz, donne naissance à EDF-GDF, établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC). Sur le même modèle, le secteur du gaz est nationalisé avec la création de Gaz de France (GDF).



Long week-end, Joyce Maynard

Aline Sirba, notre chroniqueuse littéraire, nous attire aujourd'hui dans une  histoire de prise d'otages, au travers de laquelle un adolescent et sa mère se laissent prendre dans une étrange relation avec  avec celui qui, en les retenant, bouleverse leurs vies.

Un goût de tarte aux pêches.

 Long week-end, Joyce Maynard (Philippe Rey, 2010, 10/18, 2011)

          Joyce Maynard connut une passion exclusive avec  J.D. Salinger, l’auteur de L’Attrape-cœur, lorsqu’en 1973, ce dernier lui écrivit une lettre élogieuse concernant un article qu’elle venait de publier. Il avait alors 53 ans, elle en avait 17. Elle racontera cet épisode dans son autobiographie intitulée Et devant moi, le monde. Au-delà de cette relation qui aura un impact sur son œuvre à venir, Joyce Maynard est avant tout un écrivain confirmé, et c’est peut-être avec Long week-end qu’elle atteint ce statut. Un narrateur presque adolescent y raconte la prise d’otages par un prisonnier évadé dont sa mère et lui font l’objet pendant cinq jours, à la veille de la rentrée des classes, au milieu des années 1980.
Aline Sirba
La suite de cette chronique est à lire sur la page "La plume au vent " de ce blog.

02/06/2013

Le livre de Dominique Liot, un des Robins des bois de l'énergie, est en librairie



Ce livre illustre le combat de ceux qui ont choisi pour nom "les Robins des bois de l’énergie" : ils rétablissent le courant ou le gaz aux familles en grande difficulté à qui EDF ou GDF l'a coupé, en raison de factures impayées. C'est la défense du service public et un sens aigu de la solidarité qui guident ces actions clandestines.

Préface de Dominique Girardot,

Auteur de La société du mérite, idéologie méritocratique et violence néolibérale
 Éditions Le fil de l’eau, 2011.

La vie de Dominique Liot est d’une singulière cohérence. Étudiant de l’INSA, à quelques mois de son diplôme, il se détourne de son avenir d’ingénieur pour « aller vivre la vie de ceux qui ont le plus d’intérêts à ce que le monde change vraiment » : pas question d’être du côté des chefs. Monteur à EDF, il sera un Robin des bois de l’énergie sanctionné pour avoir publiquement revendiqué la remise en service de l’électricité à un couple de RMistes et leur petite fille : pas question d’être au service de ceux qui oppriment la misère – l’accès à l’énergie est un service public. Du jeune homme à l’homme approchant de la retraite, un seul trait : l’exigence de vivre – et donc travailler – humainement. Pas de plan de carrière, mais une vie qui ne renonce jamais au sens de ce qui est fait.

Cette vie ne manque donc pas de panache. Pourtant Dominique Liot ne verse jamais dans le contentement de soi. C’est que jamais il n’oublie ce que l’action, aussi exemplaire soit-elle, doit aux autres. Loin des emportements narcissiques de l’individu contemporain, il sait que s’il porte un monde, ce n’est pas sur la pointe aiguisée de sa conscience, mais avec d’autres, toujours. Pas de moralisme : il ne nous fait pas la leçon ; son orientation est, de façon essentielle, politique. Agir, c’est agir parmi les autres et avec eux. C’est pourquoi « militer n’est pas une croix à porter » ; c’est trouver le chemin de l’action ensemble, et rencontrer le « réel plaisir à se retrouver avec d’autres pour essayer de faire avancer les choses (…), œuvrer ensemble pour le bien de tous ».

Son action de Robin des bois de l’énergie, Dominique Liot l’inscrit dans la transmission : il s’agit de faire vivre les valeurs reçues du programme du Conseil national de la Résistance, d’affirmer le sens du service public tel qu’il est pensé et mis en place au lendemain du traumatisme de la Seconde Guerre mondiale – contre toutes les dérives d’une société qui exclut –, construire un monde humain, faire une place digne à chacun. Par leurs actes de désobéissance civile, les Robins des bois de l’énergie incarnent de façon exemplaire le sens de la lutte syndicale, porteuse d’exigences de transformation sociale. Ils mettent en actes le refus qu’une ressource fondamentale serve au profit de quelques-uns ; ils portent par leur action, face aux défaillances d’un État qui ne comprend plus quel espoir l’a fondé, le droit à l’électricité pour tous.

            À la Libération, les hommes réunis autour de Marcel Paul imposèrent, contre le projet - plus conciliant aux intérêts industriels - de Louvel et Ramadier, la nationalisation de l’électricité et du gaz, liant par le fait, avec force, démocratie et service public. Dominique Liot fait partie des militants qui reprennent le flambeau de cette grande avancée sociale, aujourd’hui gravement mise à mal.

         C’est pour moi un bonheur, et un honneur, de préfacer le récit que l’on va lire – et ce d’autant plus que mon grand-père, Pierre Girardot, fut le rapporteur du groupe communiste devant l’Assemblée nationale constituante qui s’ouvrit le 22 mars 1946 pour discuter cette question de la nationalisation. La vie nous tisse parfois de ces belles surprises…

 

 




 
 
 


 


30/05/2013

Liberté dans la montagne, Marc Graciano

Aline Sirba, notre chroniqueuse littéraire, a trouvé cette semaine le roman qu'elle emporterait sur une île déserte ! Choisiriez-vous le même si vous deviez devenir, par le plus grand des hasards, un Robinson Crusoé ?
 
Et au milieu coule une rivière.

 Liberté dans la montagne, Marc Graciano (José Corti, 2012)

          Avec ce premier roman, Marc Graciano fait une entrée majestueuse dans la littérature d’aujourd’hui. Né en 1966, il vit dans la région montagneuse située à la limite de l’Ain et du Jura, et son roman semble descendre tout droit de ce pays. A contre-courant des modes, Liberté dans la montagne est le récit poétique d’un étrange voyage entrepris par un vieil homme et une fillette qui vont connaître des aventures telles qu’on n’en voit que dans les contes et les légendes.
Vous pouvez lire la suite de cette chronique sur la page "La plume au vent" de ce blog.

27/05/2013

31 mai : les Robins des bois de l'énergie arrivent !

Vendredi 31 mai 2013 :
Dominique Liot et son éditrice seront invités pour présenter le nouveau livre de la collection "Ô rages !" :
"Comment nous résistons aux coupures d'EDF GDF chez les familles en difficulté .
Pour un VRAI service public de l'énergie "
Entretien mené par Lydie Soria. Préface de Dominique Girardot. Illustration originale de Serge Campistron.
- sur radio Occitania (98.3 http://www.radio-occitania.com/) à 10h dans l'émission Traversées de Christian Moretto
- sur TLT Télé Toulouse (http://www.teletoulouse.com/) à partir de midi.
Le livre sera disponible à partir du 31 mai
  • en librairie : voir en particulier la liste de librairies-partenaires sur la page " Le cercle des libraires complices"  de ce blog
  • ou sur envoi d'un chèque de 11 €  (10 € + participation aux frais de port) à "Editions le vent se lève !" 43 grande rue 32270 Aubiet avec vos nom et adresse postale. (un exemplaire gratuit pour toute commande de 10 livres).
    Le 4ème livre de la collection "Ô rages !" consacrée aux résistants d'hier et d'aujourd'hui

    
    Une remise de courant chez une famille en difficulté ...
    sous l'oeil des caméras conviées par les Robins des bois de l'énergie
    Dessin original Serge Campistron, artiste gersois. (Droits réservés)

22/05/2013

La Singulière tristesse du gâteau au citron, Aimee Bender

Aline Sirba, notre chroniqueuse littéraire, nous propose cette semaine "un roman gourmand à consommer sans modération..."
Dis-moi ce que tu manges…

 La Singulière tristesse du gâteau au citron, Aimee Bender (Editions de l’Olivier, 2013)

          Aimee Bender vit à Los Angeles. La Singulière tristesse du gâteau au citron, son quatrième ouvrage, a connu un grand succès aux Etats-Unis. L'écrivain a coutume d’introduire savamment une dose de merveilleux dans la vie ordinaire, et dans ce roman, elle emploie le fantastique pour décrire le monde de l’enfance et dévider le cocon familial à travers le regard d’une fillette pas tout à fait comme les autres.
Aline Sirba, 22 mai 2013
Vous pouvez lire la suite de cette chronique sur la page "La plume au vent" de ce blog.

21/05/2013

Parution le 30 mai du livre de Dominique Liot, Robin des bois de l'énergie

Le quatrième titre de la collection Ô rages !

Dominique Liot, un Robin des bois de l'energie, vous raconte dans son livre, à paraitre le 30 mai, comment et pourquoi ses camarades et lui remettent le courant aux familles en difficulté à qui EDF l'a coupé.
Pour soutenir les Robins des bois dans leur combat pour un vrai service public de l'énergie, réservez ce livre (10 €) en envoyant vos nom et adresse par mail à editions.leventseleve@gmail.com.

 

15/05/2013

La Pirouette, Eduardo Halfon

Aline Sirba, dans sa chronique de cette semaine, nous fait voyager du Guatemala à la Serbie, sur les pas d'un homme qui part, de façon déraisonnable et irrationnelle, dit-il, à la recherche d'un musicien de jazz qu'il a croisé et qui pourrait bien être son double, son alter ego.
 
De l’autre côté du miroir, et ce qu’Eduardo y trouva.

                    La Pirouette, Eduardo Halfon (Quai Voltaire, 2013)

             Eduardo Halfon est né au Guatemala en 1971. Bien qu’il vive actuellement aux Etats-Unis, il est imprégné de sa culture d’origine, et son œuvre, qui compte déjà neuf romans, descend de celle des grands auteurs latino-américains, foisonnante, baroque et pénétrante. Reconnu comme un des écrivains les plus prometteurs du continent sud-américain, Eduardo Halfon a reçu pour La Pirouette le prix José-Maria de Pereda, qui récompense en Espagne les romans courts. Sur fond de musique de jazz, il nous offre un voyage entre le Guatemala et la Serbie, à la recherche d’un pianiste insaisissable.
Aline Sirba 15 mai 2013

La suite de cette chronique est à lire sur la page "La plume au vent" de ce blog.

09/05/2013

Le Spectre d’Alexandre Wolf, Gaïto Gazdanov (Viviane Hamy, 2013)

Aline Sirba, notre chroniqueuse infatigable, nous propose aujourd'hui un roman qui hantera nos nuits blanches : Le Spectre d’Alexandre Wolf de Gaïto Gazdanov, histoire extraordinaire d'un mort qui poursuit son jeune assassin de la Russie de 1917 aux quartiers parisiens de l'après-guerre.
 
La mort frappe toujours deux fois.

         Le Spectre d’Alexandre Wolf, Gaïto Gazdanov (Viviane Hamy, 2013)
 
Il aura fallu attendre plus de soixante ans pour que ce roman de l’auteur russe Gaïto Gazdanov soit réédité en français. Cet écrivain, que l’on redécouvre depuis peu, né à Saint-Pétersbourg en 1903 et mort à Munich en 1971, a pourtant passé une partie de sa vie en France. Publié pour la première fois en 1947, Le Spectre d’Alexandre Gazdanov est un petit bijou. Toute la vie du personnage principal est conditionnée par un crime qu’il a perpétré en temps de guerre civile russe et qu’il avoue dès la première phrase : « Rien n’a autant pesé dans mon existence que le meurtre, unique, que j’ai commis : son souvenir ne m’a pas concédé une journée qui ne fût marquée par le regret. »
Aline Sirba 8//2013
 
Vous pouvez lire la suite de cette chronique sur la page "La plume au vent" de ce blog.

25/04/2013

Le vents se lève ! ....sur Carnets de campagne

Le vents se lève ! ....sur Carnets de campagne
Pour écouter l'émission du 25 avril : ICI

Un chaleureux merci à Philippe Bertrand  et à son équipe d'avoir mis le projecteur aujourd'hui sur "Le vent se lève  !" dans l'émission d'aujourd'hui, la quatrième consacrée au Gers, cette semaine. La vocation de Carnets de campagne est plus que jamais nécessaire et utile aujourd'hui : mettre en lumière et soutenir ces myriades d'initiatives citoyennes qui, dans nos provinces, dans nos villages, font la force de la France d'en bas.

Un chaleureux merci également  à tous ceux qui à la suite de cette interview nous ont envoyé des messages d'encouragement. C'est un carburant (vert ! ...comme l'espoir) dont on a besoin quand on se lance dans un projet aussi fou que celui de créer une maison d'édition dans le Gers, et sur une ligne engagée de surcroit. Donc n'hésitez pas à nous envoyer vos petits mots de soutien, et au passage à acheter et commenter nos livres ! Les causes que nous soutenons à travers eux n'en seront que plus fortes.

Nous demandons un peu de patience à tous ceux qui nous ont déjà adressé aujourd'hui ou nous adresseront des manuscrits : ils nous faut le temps de les lire et de vous répondre. Et puis une jeune maison d'édition se doit d'être très sélective dans ses choix, de tempérer parfois ses enthousiasmes, faute de pouvoir mener trop de projets en même temps.

Et aussi un amical bonjour à Cathy Rande (ah ! les Catherine !), gérante de l'épicerie coopérative l'Estanguette à  Estang (Gers), qui a aussi été interviewée aujourd'hui par Philippe Lambert : une épicerie solidaire, créée sous forme de SCIC avec les apports des villageois, quel beau geste citoyen pour faire re-vivre un village déserté par ses commerces traditionnels. Et pourquoi pas un livre sur cette expérience, pour qu'elle fasse des émules :  " Comment nous avons résisté à la mort annoncée de notre épicerie " ! Une place l'attend dans la collection "Ô rages"...

Enfin, si vous connaissez le vers de Paul Valery, dans le Cimetiere marin : "Le vent se lève, il faut tenter de vivre", je livre à votre reflexion la dernière phrase du "testament" du groupe situationnsite avant son autodissolution, que m'a envoyée aujourd'hui Alain Callès :
 Le vent se lève, il faut cesser de survivre.

22/04/2013

Les Robins des bois de l'énergie : mise en lumière en Mai dans la collection "Ô rages!'

A paraitre en mai
le quatrième livre de la collection Ô rages !
Comment nous résistons aux coupures d'EDF GDF chez les familles en difficulté.
Pour un vrai service public de l'énergie
 
Nous vous proposons une  nouvelle conversation avec un de ces "résistants d'aujourd'hui" que        "Le vent se lève !" affectionne et veut mettre en lumière :

Dominique Liot , un  "Robin des bois de l'énergie",
ce collectif d'agents EDF et GDF qui remettent le courant ou le gaz aux personnes en grande précarité à qui il a été coupé pour quelques factures impayées. Ce combat tantôt clandestin, tantôt médiatisé, a pour ambition de  rétablir le droit de tous à l'énergie, hérité des principes du Conseil national de la Résistance en 1946.

Soutenez ...avec énergie cette lutte en marquant votre intérêt pour ce livre et en le commandant à
editions.leventseleve@gmail.com  (livraison dès parution contre envoi d'un chèque de 11 euros avec votre adresse postale).

Carnets de campagne le 25 avril 2013 à 12h30

Les éditions Le vent se lève ! auront l'honneur et le plaisir d'être au micro de Carnets de campagne, l'émission de Philippe Bertrand sur France Inter le 25 avril à 12h30.
Deux sympathiques "cafteurs", que nous rmercions chaleureusement, ont en effet proposé que le projecteur soit braqué quelques minutes sur notre maison d'édition, dans le cadre de la semaine consacrée au Gers par Carnets de campagne.

Voici le programme de cette semaine gersoise de Carnets de campagne

Et le 20 mars dernier, Jean Charles Galiacy, dans Sud Ouest,  nous consacrait également un article.
Sudouest.20 mars 2013 paroles-resistantes

Merci à vous tous qui découvrez ce blog ou le suivez régulièrement de nous encourager en commandant nos ouvrages et en parlant de "Le vent se lève !" autour de vous.

17/04/2013

Sur la scène intérieure. Faits, Marcel Cohen (Gallimard, 2013)

Aline Sirba, notre critique littéraire, a plongé avec émotion dans ce livre poignant, écrit par Marcel Cohen à la mémoire de sa famille exterminée par la barbarie nazie. "Il restera dans mon panthéon personnel et dans celui de beaucoup d'autres lecteurs, j'espère" dit-elle en refermant ce "livre tombeau". A nous de soulever la pierre, sous laquelle frémissent encore tant de souffrances indicibles.
 
Le sillage de l’eau de Cologne.

                 Sur la scène intérieure. Faits, Marcel Cohen (Gallimard, 2013)
 
Marcel Cohen est un écrivain français discret dont la découverte est un trésor. Né en 1937, il a suivi une formation de journaliste avant de voyager et d’écrire [...]
On ressent une véritable tension entre la mise à distance et la douleur indélébile, mais la recherche de l’objectivité évite tout pathos, et la fidélité au plus près de la vérité découle du continuel va-et-vient entre les souvenirs d’enfance et le présent tangible de l’adulte qui écrit, avec pour seuls témoins de l’époque ces objets familiers qui ont par bonheur survécu aux années : un coquetier en bois peint que sa mère avait offert à une cousine, le violon de son père, un petit chien fabriqué avec de la toile cirée et bourré avec du crin par ce père qui voulait que son petit garçon reçoive un cadeau pour Noël, la gourmette de la petite sœur Monique, dont la loi française cynique et cruelle exigeait qu’elle ait six mois avant d’être envoyée dans les camps d’extermination avec sa mère, ce qui signifiait que toutes deux allaient être internées dans un hôpital en attendant de monter dans les convois de la mort. Comme il est insupportable, cet épisode où l’enfant voit les cheveux de sa mère blanchir et tomber en l’espace de quelques jours. Mais l’émotion palpable ne se départ jamais de la dignité, là où réside le plus bel hommage rendu à ces victimes de la barbarie.
Aline Sirba
 
Vous retrouverez l'intégralité de cette chronique sur la page "La plume au vent" de ce blog.

10/04/2013

Beatus Ille, Antonio Munoz Molina

Alice Sirba, notre chroniqueuse littéraire, revient comme chaque mercredi avec un nouveau livre dans son escarcelle. Elle nous " emmène cette semaine en Espagne, où nous remontons le temps que les écrivains d'aujourd'hui n'ont pas fini d'explorer, avec leurs mystères humains liés à l'histoire trouble des années noires du franquisme. Ici, un roman de l'écrivain espagnol Antonio Munoz Molina qui décrit avec maestria les destins d'êtres mus par leurs désirs mais contrariés par l'histoire. Beaucoup de questions dans ce roman gigogne qui retombe sur ses pieds en laissant le lecteur béat !"
Belle lecture à vous qui découvrirez ce roman !


Heureux celui qui détient les mots.

         Beatus Ille, Antonio Munoz Molina (Actes Sud, 1989, Points Seuil, 2012)

             Après avoir publié le dernier roman en date d’Antonio Munoz Molina, Dans la grande nuit des temps, qui nous entraîne dans une histoire d’amour improbable sur fond de guerre civile espagnole, les éditions du Seuil font paraître à nouveau son premier roman, publié initialement en 1989 et salué par une critique unanime. Dans Beatus Ille, l’auteur, qui est aussi chroniqueur pour le journal El Pais, dessine avec talent une carte du temps entre 1937 et 1969, sur laquelle un jeune homme, Minaya, suit à la trace une génération oubliée et recherche le manuscrit perdu d’un obscur écrivain entre Madrid et l’Andalousie.
 
Vous trouverez la suite de cette chronique d'Aline Sirba sur la page "La plume au vent" de ce blog.

05/04/2013

"Ô rages" ...ô espoirs !



Les trois premiers livres de la collection "Ô rages!" consacrée aux résistances d'hier et d'aujourd'hui attendent impatiemment que vous les lisiez, les commentiez, ouvriez le débat autour d'eux, et que vous les partagiez sur vos réseaux .
De façon à faire rougir Corneille (qui nous le pardonnera)
en transformant son " Ô rage ! ô désespoir"  (Le Cid)
... en "Ô rages ! Ô espoirs !",
car si tous ensemble, nous passons de l'indignation à l'action, le vent pourra se lever sur un avenir un peu plus radieux ...



Ils ont dit non à la délocalisation,
leur porte parole se fait l'écho de leur luttte

Une jeune rebelle de 91 ans raconte,
insoumise comme du temps de Pétain.









Une utopie réaliste , défendue
par un militant critique  de l'économie sociale

Vous pouvez commander ces livres auprès des libraires, notamment ceux que nous vous recommandons dans la page "Le cercle des libraires complices" de ce blog.

ou les commander en ligne, à droite de cette page, avec paiement sécurisé.

03/04/2013

La Splendeur de la vie, Michael Kumpfmüller

Il est urgent de lire, disions nous dans notre dernier message . Et il est urgent d'aimer aussi .
C'est ce message que nous rappelle l'inattendu roman d'amour vécu par Franz KAFKA,  et raconté par Michael Kumpfmüller dans "La splendeur de la vie". Un livre bouleversant qu'Aline Sirba, notre chroniqueuse littéraire nous propose de découvrir aujourd'hui.


L’amour, avant qu’il ne meure.

 La Splendeur de la vie, Michael Kumpfmüller (Albin Michel, 2013)

             L’écrivain contemporain allemand Michael Kumpfmüller a mis ses pas dans les derniers pas de Franz Kafka, s’est immergé dans son journal, ses lettres et ses fictions pour nous livrer un vrai roman d’amour, tragique et bouleversant. Dans La Splendeur de la vie, qui allie la beauté du sentiment au savoir de la fin irrémédiable, c’est le dernier amour de Franz Kafka qui nous est conté sous la lumière de la grâce.
 
Aline Sirba

Vous trouverez la suite de cette chronique sur la page "La plume au vent" de ce blog

28/03/2013

Il est urgent de lire !


Vingt bougies aujourd'hui ? Pourquoi ?
C'est la vingtième chronique littéraire que nous livre Aline Sirba . Projet né sur un coin de table dans une jolie librairie de Toulouse, cette idée de vous proposer chaque semaine un livre coup de coeur a fait son chemin, tranquillement. Aujourd'hui voici le vingtième auteur qu'Aline est allée débusquer pour nous. Un de ces auteurs qui font qu'on ne referme leur livre que tard dans la nuit, alors qu'il faut se lever tôt le lendemain. Ou qu'on s'en saisit alors qu'on a mille autres choses "urgentes" à faire.
Aline nous rappelle au travers de ses messages hebdomadaires ...l'urgence de la lecture, une des seules qui vaille la peine qu'on s'y attarde, juste après l'urgence de l'amour.

 Le rêve américain est-il soluble dans l’alcool ?

 Easter parade, Richard Yates (1976, Robert Laffont, 2012)

        Nous sommes bien loin de la mythique « American way of life » chez Richard Yates. Dans une histoire de solitude à deux racontée à travers les vapeurs de l’alcool, l’écrivain montre l’autodestruction d’un pan de la société où les héros tombent ivres morts de leurs socles, où les descendants des pionniers ne sont pas à la hauteur de leurs ancêtres. La réussite des self-made men, si elle a existé, est bel et bien finie. Désormais, pour réussir sa vie, on ne peut plus être seul, le bonheur individuel n’a pas le temps d’être rêvé qu’il s’écroule déjà sans bruit ni pathos.

Ce qui précède est la fin de la chronique d'Aline Sirba. Vous pouvez la lire dans son intégralité en ouvrant la page "La plume au vent" de ce blog.

26/03/2013

Petite collection "Ô rages !" deviendra grande ...avec votre soutien

Une jeune rebelle de 91 ans raconte,
 insoumise comme du temps de Pétain.

Ils ont dit non à la délocalisation,
leur porte parolese fait l'écho de leur luttte 


Une utopie réaliste , défendue
par un spécialiste de l'économie sociale

Vous pouvez commander ces livres auprès des libraires, notamment ceux que nous vous recommandons dans la page 'le cercle des libraires complices" de ce blog

ou les commander en ligne, à droite de cette page, avec paiment sécurisé/

25/03/2013

Réunion Débat Dédicace à la librairie OMBRES BLANCHES (Toulouse)

Jacques Prades, maitre de conférence à l'Université de Toulouse le Mirail, spécialiste de l'économie sociale et solidaire, présentera son livre "Comment résister au capitalisme ? Tous en coopératives", conversation avec Catherine Heurteux Peyréga :

Le 27 mars à 18:00
 
 
50 Rue Gambetta à Toulouse.
 
Jacques Prades vous convaincra que "l'utopie réaliste" "Tous en coopératives !" est à portée de main !
 
 
Venez nombreux  avec vos idées , vos rêves et vos critiques aussi ! Comme Jacques Prades aime la polémique et la contradiction, le débat sera comme nous les aimons : passionnant et passionné !

20/03/2013

Soyons tous des Rosa Parks !

Merci Aline !
Aline Sirba nous a trouvé aujourd'hui un livre qui est tellement dans la ligne éditoriale et correspond si bien aux valeurs de Le vent se lève ! que vous en serez  sans doute aussi émus que moi. 
Soyons tous des Rosa Parks ! ... C'est à dire refusons ce qui est injuste, inacceptable et disons tout simplement non comme cette jeune femme courageuse qui refusa de céder sa place à un homme blanc dans un bus américain au temps de l'apartheid .
Comme elle, ayons ce courage tranquille et digne de refuser ce qui nous indigne et ensuite d'agir pour que cela ne puisse plus exister.

Une rose pour étendard.

La Rose dans le bus jaune, Eugène Ebodé (Gallimard, 2013)

Dans les années 1950, aux Etats-Unis, une femme noire a refusé de céder sa place à un homme blanc dans un bus. Elle s’appelait Rosa Parks. Au-delà de son refus de l’injustice, elle restera une figure emblématique de la lutte contre les discriminations raciales. Il fallait qu’un romancier, en l’occurrence Eugène Ebodé, s’empare du personnage et de « l’affaire Rosa Parks » pour faire revivre un mouvement et en individualiser les protagonistes. Dans un roman écrit à la première personne, l’auteur prête sa voix à Rosa Parks elle-même, qui, à quatre-vingts ans, souhaite lever les derniers voiles de son propre mythe…

Aline Sirba, 20/03/2013. 

Vous trouverez l'intégralité de cette chronique dans la page "la plume au vent" de ce blog .

16/03/2013

A ne vouloir qu’observer le monde, on finit parfois par accepter l’intolérable.

 
Le troisième livre de conversation de la collection "Ô rages !" est né  ...et attend avec impatience que vous le lisiez !


Tous en Coopératives : passer de l'utopie à la réalité

La réunion de présentation le 6 février à la  librairie Terranova, en présence de l'auteur Jacques Prades, militant critique de l'économie sociale, fondateur de Cerises, a réuni une trentaine de personnes et le débat, animé par un journaliste du magazine toulousain Fritures a été intéressant et a donné lieu à des échanges vivifiants sur les coopératives et l'utopie réaliste défendue par Jacques Prades : "Tous en coopératives !".


Deux nouvelles réunions dédicaces sont  programmées :

le mercredi 20 mars à 12h45 à la librairie Etudes à L'université du Mirail

le  mercredi 27 mars à 18 heures à la librairie Ombres blanches à Toulouse.

Vous pouvez consulter la présentation détaillée de ces trois titres et de leurs auteurs sur la page "Collection Ô rages !" de ce blog.
 Et les commander auprès du cercle des libraires complices (voir la page "Le cercle des libraires complices" ou en ligne sur ce blog avec Paypal (voir ci contre, à droite)/

Merci d'encourager par vos commandes notre jeune maison d'édition qui a besoin de vous pour continuer d'aller à la rencontre des résistants d'hier et d'aujourd'hui.

Le porte parole des Molex nous raconte
comment ils ont dit non aux délocalisations
et aux licenciements boursiers.




Notre jeune rebelle de 91 ans nous montre
 le chemin pour passer de l'indignation à l'action 






13/03/2013

Le Détour, Gerbrand Bakker

Aline Sirba nous revient cette semaine, avec une nouvelle chronique littéraire. Elle nous emmène aujourd'hui plus près de chez nous, avec un auteur néerlandais dont elle nous propose le second roman, Le détour, qui vient de paraitre quatre ans après le premier, intitulé Là-haut, tout est calme, "un vrai bijou de sensibilité, de vies silencieuses et abîmées, et de forces qui luttent contre le fatalisme". Le Détour, nous annonce Aline, est "un roman douloureux sur la recherche de soi, sur la féminité qui, pour se retrouver, doit accepter d'abandonner les armes face à une nature plus forte que tout, à la fois généreuse et avide."

Les roses n’éclosent pas en hiver.

                             Le Détour, Gerbrand Bakker (Gallimard, 2013)

 C’est en novembre qu’arrive à bout de souffle une étrangère au Pays de Galles, dans sa campagne la plus reculée, au plus à l’ouest du Royaume-Uni. Munie seulement de quelques bagages, dont un petit matelas, un recueil des poèmes d’Emily Dickinson et un portrait de cette dernière, elle loue une vieille maison un peu par hasard, sans avoir réellement prévu de séjourner dans ce pays sauvage, loin de tout, au bord de la mer d’Irlande. Cette femme à l’accent différent des autochtones sent intuitivement qu’elle est arrivée au terme de son voyage, cherchant la solitude de la lande et n’ayant pas le courage de poursuivre sa route plus avant.
Vous trouverez cette chronique dans son intégralité sur la page "La plume au vent" de ce blog.

Retour de Rio la belle, Rio la trépidante !

Me voici revenue d'un séjour, le second, à Rio de Janeiro.
Avec des images de lumière et d'ombres . De richesse et de pauvreté. Des sensations de joie de vivre et de "saudade", cette mélancolie nostalgique propre au Brésil, qui a donné la musique du bossa-nova.

Et avec une petite perle : une interview d'Ottavio, ce jeune "résistant" de la communauté de la Vale Encantado, dont je vous parlais dans le précédent message. Avec en projet un prochain livre de la collection "Ô rages !" dédié aux  combats des habitants des favelas de Rio pour défendre leur dignité, leur habitat, leur avenir et leur façon de vivre aussi.

En attendant ne manquez pas nos trois prochains rendez vous :

- vendredi 15 mars à 10 heures : notre maison d'édition est invitée par Radio Occitania (fréquence FM 98.3) par Christian Moretto qui anime l'émission Traversée. J'y parlerai entre autres des projets de notre maison d'édition et du dernier livre de la collection Ô rages "Comment résister au capitalisme ? Tous en coopératives" ...sans Jacques Prades qui donne un cycle de conférences pendant trois mois à Venise et ne pourra être là vendredi.

- mercredi 20 Mars à 12h45 à la Librairie Etudes à l'Université du Mirail : réunion/débat/dédicace du livre "Comment résister au capitalisme ? Tous en coopératives" avec Jacques Prades, cette fois-ci qui sra là pour expliquer son utopie très réaliste : et si on se mettait tous en coopératives ...la face du monde en serait changée !

- mercredi 27 mars à 18h00 à la Librairie Ombres Blanches à Toulouse : réunion/débat/dédicace du livre "Comment résister au capitalisme ? Tous en coopératives" avec Jacques Prades.

Venez nombreux sur l'antenne de Radio Occitania puis à ces deux réunions débats pour apporter vos idées, vos enthousiasmes, vos critiques aussi.
Et n'oubliez pas d'encourager notre jeune maison d'édition, qui a grand besoin de vous, en achetant ce beau petit livre, instructif, agréable à lire, pas cher du tout (10 euros), que vous pouvez commander en ligne ou chez votre libraire préféré.




21/02/2013

Cap sur Rio !


Le vent se lève ! Et nous pousse vers les côtes du Brésil ... Du 23 février au 8 mars, je serai à Rio de Janeiro, cette ville trépidante et extra-ordinaire qui vibre d'énergie. Et que partage une ligne de démarcation invisible, entre les quartiers chics et riches, au bord des plages magnifiques (Copacabana, Ipanema, Leblon ...) et les favelas, colorées et pauvres, qui escaladent les moros.
Rendez vous est déjà pris, dimanche prochain, pour une nouvelle conversation avec Otavio, résistant d'une de ces favelas, celle de la Vale Encantado,  enfouie dans la luxuriante foret de Tijuca, la plus grande foret urbaine du monde.

Pourquoi résiste-t-il donc ? Pour que survive et se développe la petite communauté  de cette favela. Pour que ses habitants aient une vie digne. Pour que ses enfants aient un avenir. Ils ont créé, tous ensemble, une coopérative originale qui vit d'écotourisme, d'artisanat ...et aussi de musique ! car Mathieu  Chedid (M) et Seu Jorge, un chanteur brésilien, ont donné en 2012 un concert au fin fond de la fôret, qui a attiré les "people" des quartiers chics ...Belle revanche n'est ce pas ?
Si vous voulez en savoir plus et puiser des idées dans cette favela qui se bat (ça rime !) faites un détour par la Vale Encantado . Avant qu'un prochain livre de notre collection "Ô rages" ne vous raconte l'histoire de cette résistance brésilienne qui nous enflamme, comme les sambas du carnaval !
En savoir plus : Blog Florette no Brasil
Vue sur Rio depuis  la Vale Encantado

20/02/2013

Esquisse d’un pendu, Michel Jullien


La chronique d'Aline Sirba a cette semaine un parfum particulier, celui des vieux grimoires du Moyen Age.  Aline est allée chercher le roman qu'elle nous présente au fond des ateliers de copistes et d'enlumineurs, qui fabriquaient page à page les ouvrages de l'époque. Et la lutte contre la copie illégale apparait au fil de l'histoire, faisant se rejoindre de façon inattendue XIVème et XXI ème siècles. "Voilà un livre qui remet un peu nos pendules à l'heure : même si l'histoire se situe au Moyen-âge, on ne peut qu'y voir le début de notre peur des téléchargements illicites contemporains, de la copie à tout train, de la réaction sans recul face à l'actualité qui nous assaille tous les jours, des gazouillis qui se propagent comme traînées de poudre". (Aline Sirba).

 Le « recopillage » tue ?

                    Esquisse d’un pendu, Michel Jullien (Verdier, 2013)

             Michel Jullien est né en 1962. Il est l’auteur remarqué de Compagnies tactiles (2009) et d’Au bout des comédies (2011). Son dernier roman en date, Esquisse d’un pendu, raconte un épisode de la vie d’un copiste attitré du roi Charles V et nous plonge autant par son style que par l’histoire dans un Moyen-âge foisonnant, loin de l’image sclérosée ou obscure que l’on peut en avoir. 

Vous pouvez lire l'intégralité de cette chronique sur la page "la plume au vent" de ce blog.

13/02/2013

Adèle et moi, Julie Wolkenstein (P.O.L, 2013)


Quand la chronique d'Aline Sirba sur un des ses livres "coup de coeur" se fait aussi belle et limpide que celle d'aujourd'hui, c'est que le roman mérite que nous l'adoptions, sans réserve. La recherche de l'aïeule qui guide une femme vers son propre destin, voilà qui parlera  à tous ceux qui sont en quête d'un avenir digne du passé des êtres chers, qui ont disparu. En faites vous partie, comme nous ? Alors Adèle et moi a dû être écrit pour vous aussi.
 
Impression soleil levant.

                             Adèle et moi, Julie Wolkenstein (P.O.L, 2013)

          A la mort de son père, la narratrice d’Adèle et moi, la quarantaine, universitaire et romancière, découvre par hasard en triant les papiers du défunt un vieux mémorandum sur son arrière-grand-mère, prénommée Adèle, et rédigé par une certaine tante Odette. Elle se lance alors dans une enquête généalogique, intriguée par cette femme libre qui chérissait la mer, première propriétaire de la maison secondaire familiale en Normandie, et dont elle n’avait jamais entendu parler auparavant. Ce roman qui se glisse entre les replis du temps et des vagues de la mémoire oscille entre vérité et fiction, la narratrice recomposant une Adèle à son goût pour mieux se trouver elle-même. Ce roman est la somme de ses recherches, de ses trouvailles, de ses « hésitations ».
 
Aline Sirba, 13 février 2013.
 
Vous pourrez lire cette chronique dans son intégralité sur la page "La plume au vent" de ce blog.

12/02/2013

"Ô rages !" Une jeune collection qui grandit ...


L'acte de résistance d'une jeune rebelle de 90 ans
Molex : ceux qui ont dit NON à la délocalisation



Tous en Coopératives : passer de l'utopie à la réalité












Vous pouvez consulter la présentation détaillée de ces trois titres et de leurs auteurs sur la page "Collection Ô rages !" de ce blog.
Et les commander auprès du cercle des libraires complices (voir la page "Le cercle des libraires complices" ou en ligne sur ce blog avec Paypal.








07/02/2013

Certaines n’avaient jamais vu la mer, Julie Otsuka (Phébus, 2012)

Aline Sirba, notre chroniqueuse littéraire, a lu pour nous cette semaine un beau livre de mémoire, qui vient d'obtenir le prix Femina étranger : il rend hommage à ces femmes japonaises qui ont dû s'exiler vers les Etats-Unis dans les années 20 pour des mariages arrangés avec les Japonais migrants, fascinés par le mirage américain. Comme le souligne Aline, "elles sont pleines d'espoirs en partant mais elles arrivent en enfer. L'auteur prête sa plume à des voix douloureuses jamais entendues. C'est beau, puissant, poétique, et redonne vie aux oubliées de l'Histoire".
Pour mémoire.
              Certaines n’avaient jamais vu la mer, Julie Otsuka (Phébus, 2012)
 Julie Otsuka, romancière américaine, fait partie de ces écrivains qui veillent sur le souvenir. Pour pallier notre indifférence et nos mensonges par omission, pour rattraper notre mauvaise conscience collective, ils ont ce don de redonner vie aux oubliés de l’Histoire. Certaines n’avaient jamais vu la mer, étonnant chant sorti du tombeau de la mémoire, a reçu le prix Femina Etranger en 2012.  
Au début des années 1920, des Japonais venus tenter leur chance aux Etats-Unis, eldorado alors en manque de main d’œuvre, font venir des femmes de leur pays natal, des Japonaises avec lesquelles ils se marient par procuration, au prix de quelques arrangements financiers avec les familles pauvres des candidates à l’exil. Au moyen du pronom personnel « nous », voix féminine collective, ces Japonaises émigrées racontent leur histoire, qui s’élève sur un mode incantatoire propre à la lamentation funèbre du thrène antique, entre récit de vie et gémissements. Ce mode de narration original évolue subtilement au fil des pages, la clameur plaintive laissant la place à un récit plus apaisé qui s’individualise et permet de distinguer des voix émergeantes de plus en plus nombreuses. Il n’y a pas une seule héroïne, toutes les femmes sont des héroïnes inconnues, toutes ont leur pierre à apporter à l’édifice du souvenir. C’est cette litanie qui compose le roman, fixée pour l’éternité dans une écriture magnifiée par son propre écho.
Aline Sirba
Vous trouverez l'intégralité de cette chronique dans la page "la plume au vent" de ce blog.